Gite Restaurant El Khorbat, Maroc

Ksar El Khorbat, Maroc
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Le Musée des Oasis

Musée des Oasis dans le ksar El Khorbat, au sud du Maroc.

Ouvert en novembre 2002, le Musée des Oasis occupe un ensemble de trois maisons restaurées dans le ksar El Khorbat Oujdid. D'une superficie totale de 600 m², il couvre trois niveaux.

Voir le plan du Musée des Oasis

Son but est absolument didactique. Il a été conçu pour répondre à toutes les questions que se pose le voyageur à propos de la culture du Sud du Maroc

Le Musée des Oasis expose :

  • 711 antiquités et objets d'usage traditionnel.

  • 49 photos explicatives.

  • 33 photos historiques.

  • 17 plans et croquis.

  • 14 maquettes et reproductions.

  • 6 cartes à thèmes.

  • 4 tableaux explicatifs peints par l'artiste local Rachid Bouskri.

El Museo de los Oasis, en español.      El Museu dels Oasis, en català.      The Oasis Museum, in English.

Carte du Maroc pour arriver à El Khorbat.

Musée des oasis : cuisine traditionnelle berbère.

Musée des Oasis : agriculture et vie sédentaire.

Musée des Oasis : puits et systèmes d'irrigation.

Le Musée des Oasis comprend 22 salles, chaque une traitant sur un aspect spécifique de la vie traditionnelle dans les oasis au sud du Haut Atlas.

SALLE 1 :

Agriculture

Dans la région présaharienne du Sud du Maroc, l’agriculture et la vie sédentaire restent limitées au fond des vallées où l’eau originaire du Haut Atlas et du Jebel Saghro rend possible l’irrigation. Ces fonds de vallées cultivables constituent de vraies oasis entourées de terrain aride. L’eau y arrive soit en surface par une rivière, soit par voie souterraine moyennant des puits, soit grâce à une khettara.


Musée des Oasis : le commerce transaharien.

SALLE 2 :

Le commerce

En plus d'être des zones agricoles en plein désert, les oasis constituent aussi des centres commerciaux pour le ravitaillement de toute la région grâce à ses souks permanents ou hebdomadaires. Autrefois, elles étaient aussi des étapes sur les routes caravanières reliant les villes du Nord du Maroc à l’Afrique subsaharienne. Ce dernier rôle leur a donné au long de l’Histoire une grande prospérité économique.


Musée des Oasis : artisanat masculin au sud du Maroc.

Musée des Oasis : artisanat féminin au sud du Maroc.

SALLE 3 :

L’artisanat

Dans les oasis, l'artisanat vise à couvrir les besoins locaux et ceux des populations nomades de la région. La ferronnerie est un travail spécifique des Noirs. La bijouterie en argent était autrefois l’œuvre des Juifs. La menuiserie et le traitement du cuir sont aussi des métiers assurés par les hommes.

Les femmes, de leur côté, pratiquent le tissage de tapis ou de couvertures et la broderie de haïks, non d’une façon professionnelle mais comme activités complémentaires au travail ménager.


Musée des oasis : la poterie au sud du Maroc.

Musée des oasis : la poterie au sud du Maroc.

SALLES 4, 5 ET 6 :

La poterie

Dans les vallées présahariennes, la poterie est une activité professionnelle des hommes, dans laquelle se sont spécialisés un certain nombre de villages.

Il s’agît d’une poterie simple et utilitaire, sans motifs décoratifs peints mais parfois vernissée avec un émail naturel.

Celui-ci est composé de trois minéraux : du quartz ; un grès argileux, et finalement du sulfure de plomb si on veut donner une couleur ocre, ou bien de l’oxyde de cuivre pour obtenir une couleur verte.


Musée des oasis : le système tribal au sud du Maroc.

SALLE 7 :

Le système tribal

Le lien qui unit les membres d’une tribu est un ancêtre commun, soit réel ou légendaire. Par contre, ils n’ont pas besoin d’une unité territoriale, pouvant vivre dispersés aux quatre coins du pays et pouvant partager leurs villages avec des gens appartenant à d’autres tribus.

Chaque tribu est subdivisée en fractions, clans et familles, suivant toujours les liens du sang. En même temps, différentes tribus peuvent être unies dans une confédération.


Musée des oasis : coutumes traditionnelles du sud du Maroc.

Musée des oasis : produits de maquillage des femmes du Maroc.

SALLE 8 :

La parure

Chaque tribu possède sa façon particulière de s’habiller et de se parer. En générale, le costume des hommes est le burnous en laine ou coton, la djellaba ou bien une cape appelée azennar ou selham, accompagnés d’une gibecière en cuir et d’un poignard. Leur tête n’est pas couverte mais ceinte seulement d’un petit turban blanc ou noir.

Les femmes s’enveloppent d’un haïk brodé suivant les dessins de leur tribu et qui peut recevoir différents noms. Ce haïk leur couvre le corps et souvent aussi la tête, parfois même le visage. Dans le cas contraire, elles utilisent un foulard. Des tatouages permettent d’identifier également leur origine tribale. De nombreux bijoux en argent complètent leur parure traditionnelle : des bracelets, des colliers, des fibules...


Musée des oasis : les fêtes au sud du Maroc.

Musée des oasis : tambour de ramadan.

SALLE 9 :

La fête

Les fêtes les plus importantes sont les mariages. Ils peuvent durer toute une semaine et un nombre élevé de personnes y participe. Il y a également d’autres plus petites célébrations familières, comme les naissances et les circoncissions.

Chaque tribu possède son propre folklore, sa musique et ses costumes pour la fête, surtout les costumes des femmes, qui en outre se maquillent le visage et mettent du henné sur les mains et les pieds.

Un autre type de célébration sont les moussems, autour d’un marabout. Ils ont lieu une fois par an, à l’occasion de l’Aid El Kebir (commémoration du sacrifice d’Abraham), du Miloud (anniversaire de la naissance de Mahomet) ou à la fin des moissons. Dans les moussems, chantent et dansent les membres d’une confrérie religieuse. D’habitude ils sont accompagnés d’un grand marché.


Musée des oasis : armes à feu du sud du Maroc.

Musée des oasis : carcan de torture avec écriture hébraïque.

SALLE 10 :

La guerre

Au long des siècles, la guerre était une activité habituelle entre les tribus, entre les fractions d’une même tribu et entre les ksars. Elle se faisait pour différentes raisons :

  • Pour la distribution de l’eau d’irrigation.

  • Pour occuper des terres de culture.

  • Pour le partage des zones de pâturage.

  • Pour se procurer des grains en cas de mauvaise récolte.

  • Par vengeance ou pour régler des conflits personnels.


Musée des oasis : pierre avec l'alphabet hébraïque.

SALLE 11 :

Le culte judaïque

Des populations israélites ont été présentes dans les vallées présahariennes au cours des vingt siècles passés. Une partie de ces populations a maintenu sa religion à travers l’Histoire, malgré l’islamisation du reste des habitants.

Pour le culte judaïque, une synagogue et un cimetière hébraïque existaient autrefois dans chaque village où les israélites possédaient un quartier. Ils y exerçaient des métiers spécifiques : commerce, prêt d’argent, bijouterie et d’autres sortes d’artisanat.

Presque la totalité de la population juive est partie en Israël en 1967, suite à la Guerre des Six Jours.


Musée des oasis : mimbar d'une mosquée.

Musée des oasis : objets de culte musulman.

SALLE 12 :

Le culte islamique

La pratique du culte islamique comporte l’existence d’une mosquée dans chaque village pour la prière du vendredi midi –les autres prières pouvant se faire à la mosquée ou bien en dehors-.

Elle comporte aussi la présence d’un cimetière à proximité du village, où les morts sont enterrés enveloppés d’un suaire blanc, sans cercueil, reposant sur leur côté droit et regardant vers La Mecque. Chaque tombe est marquée par deux pierres.

La plupart des cimetières se trouvent sous la protection spirituelle d’un marabout, qui constitue en même temps un lieu de visite et de prière. Si la mosquée est réservée souvent aux hommes, le marabout est fréquenté plutôt par les femmes.


Grenier dans une maison du ksar El Khorbat, Musée des oasis.

SALLES 13 ET 14 :

Le grenier

Les récoltes de graminées sont stockées dans des greniers pour être distribuées au long de l’année et pour éviter les vols.

Dans les ksars, des petits greniers individualisés font partie de chaque maison. Dans quelques villages non entourés de remparts, un grenier fortifié collectif offre la sécurité aux différentes familles. Parfois il se trouve sous la protection symbolique d’un marabout.

De leur côté, les tribus nomades possédaient autrefois des greniers dissimulés dans les falaises difficilement accessibles du Haut Atlas.


Musée des oasis : la nourriture au sud du Maroc.

SALLE 15 :

La nourriture

La base de la nourriture est la farine de blé, d’orge ou de maïs. On en fait le pain et le couscous. Ce dernier, cuit à la vapeur, constitue le repas du soir. A midi, le pain s'accompagne de légumes et de petits morceaux de viande cuits dans une sauce d’huile et d’eau fortement épicée. Au nord de l’Atlas, ce mélange sert à remplir le tagine, une casserole en céramique avec un couvercle conique. Par contre, dans les vallées présahariennes, il était préparé autrefois dans une marmite en terre cuite, remplacée aujourd’hui par la cocotte en aluminium. Au petit déjeuner, le pain se mange trempé dans l’huile d’olive et s’accompagne de thé. D’autres sortes de petits déjeuners sont soupe d’orge et le pain farci de graisse.


Musée des oasis : la pharmacie traditionnelle au Maroc.

SALLE 16 :

La pharmacie traditionnelle

De nombreux produits naturels sont destinés à guérir les différentes maladies et aussi parfois à obtenir des résultats avantageux en affaires ou en amour, par voie de sorcellerie.

Le henné, une herbe cultivée dans les vallées présahariennes et utilisée à travers tout le Maroc, mérite une mention. A part soigner les blessures et les maladies de peau, les femmes l’utilisent aussi pour teinter de rouge les paumes des mains, des pieds ou les cheveux, par souci esthétique et pour attirer le bonheur.

Les dessins de motifs géométriques de henné sont très répandus dans les grandes villes marocaines, mais pas dans notre région.


Musée des oasis : maison en terre crue dans le ksar El Khorbat.

Musée des oasis : coffrage pour la construction en pisé.

SALLES 17, 18 ET 19 :

L’architecture en terre crue

Tout l’habitat traditionnel des vallées présahariennes est bâti en terre crue moyennant deux systèmes bien différents :

  • Le pisé pour les murs principaux.

  • Les adobes destinés aux murs plus légers en hauteur, aux cloisons, aux arcades, aux piliers et à l’ornementation.

Le revêtement se fait en boue mélangée à la paille. Les plafonds peuvent être construits en bois de palmier, en branches de thuya, en roseaux, en tiges de laurier rose, etc., disposés parfois de façon à obtenir un motif décoratif. Ces plafonds sont soutenus par des poutres de palmier, de peuplier ou de tamaris, et sont couverts eux aussi par une couche de terre.


Musée des oasis, maquette de kasbah de la vallée du Todra.

Musée des oasis : maquette de ksar de la vallée du Todra.

SALLE 20 :

Kasbahs et ksour

Sauf les tentes des nomades –connus pour leur ardeur et leur courage guerriers-, tout l’habitat traditionnel des vallées présahariennes est basé sur le principe de la fortification.

  • La kasbah ou tighremt est un bâtiment de plusieurs étages avec des tours de guet aux quatre angles et parfois –pas toujours- un patio au milieu. La kasbah se trouve généralement isolée, mais elle peut exister aussi à l’intérieur d’un ksar.

  • Le ksar ou ighrem est un village entouré de remparts avec quelques tours de guet en différents points et une ou plusieurs entrées monumentales. À l’intérieur, en plus des maisons, il y a toujours une mosquée, un espace pour les fêtes et parfois un fondouk (caravansérail).

Aujourd’hui la kasbah et le ksar sont remplacés peu à peu par de nouvelles maisons en béton armé.


Musée des oasis : fenêtre traditionnelle du sud du Maroc.

SALLE 21 :

La tour de guet

Dans un ksar, chaque tour de guet –sauf celles de l’entrée- appartient à un habitant, qui autrefois était responsable de la surveillance de ses alentours et, en cas de conflit armé, de sa défense.

Après la pacification des vallées présahariennes, cette tour est devenue un petit salon où le maître de la maison reçoit les visiteurs.


Musée des oasis : la vie nomade au sud du Maroc.

SALLE 22 :

La vie nomade

Si l’élevage de vaches se fait dans les maisons du ksar, celui des moutons, des dromadaires et des chèvres exige un déplacement constant du troupeau à la recherche de pâturages. Pour accompagner les troupeaux, une partie de la population pratique la vie nomade. Les bergers habitent dans des tentes et transportent avec eux toutes leurs affaires.

S’agissant d’une vie assez dure, ces bergers sont beaucoup plus forts, résistants et courageux que les paysans sédentaires. Pour cette raison, il existait jadis une relation de vasselage entre les protecteurs nomades et leurs sujets qui labouraient la terre dans les oasis.

Le Musée des Oasis est le premier et seul établissement de ce type ouvert au sud du Maroc.

  • Horaire : de 9 h. à 21 h. (Demandez la clé au restaurant).

  • Entrée : 20 DH par personne. Gratuité pour les enfants jusqu'à 12 ans.

Carte du Maroc pour arriver à El Khorbat.

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